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Les effets de la concentration bancaire

language 10-02-2010 / L'Agefi Swiss



by Jérémy Nieckowski

ODYSSEY (IT). Les partenariats entre opérateurs vont s’accentuer pour répondre à une demande de plus en plus étendue dans les milieux financiers.

Le temps est à l’adaptation aux changements dans l’informatique bancaire. Après une année 2009 marquée par un fort ralentissement des investissements, les banques cherchent à optimiser les solutions adoptées tant au niveau du back office que des front office. «La plupart de nos clients ont augmenté leur enveloppe budgétaire consacrée à l’IT en 2010. Ces budgets seront souvent consacrés à l’optimisation et à l’étendue des plateformes existantes, parfois même à la mutualisation des plateformes au sein d’un groupe ou avec d’autres groupes », souligne Antoine Duchateau, président d’Odyssey Financial Technologies, crée en 1995. Aux Etats-Unis les établissements bancaires n’hésitent pas à utiliser un service commun pour le back office et de plus en plus même pour certains processus de front office. Cette pratique peut gagner en importance en Europe compte tenu de la pression sur les coûts.

Le groupe présent à Lausanne, Genève et Zurich, offre trois produits ciblés respectivement en gestion de portefeuille, en gestion de la clientèle, et d’aide à la décision pour la gestion de fonds. La concentration en cours dans le milieu financier en Suisse n’a pas pénalisé nécessairement la marche de ses affaires. La société génère 20% de son chiffre d’affaires dans notre pays. «Une fusion peut être bénéfique car l’intégration génère des projets informatiques. Elle génère également de nouvelles demandes et des volumes d’affaires plus importants à traiter. De plus, elle peut apporter de nouveaux marchés où nous n’étions pas présents auparavant. Par contre, elle peut aussi être défavorable car il y a souvent une concentration et une centralisation des plateformes». Une fusion entre deux groupes comprend toujours un volet informatique. Les banques réclament souvent de l’aide pour finaliser leur processus d’intégration et elles externalisent une partie des projets à gérer. Ce dont profitent parfois les éditeurs de logiciels.

L’érosion du volume d’actifs off shore n’a semble-t-il pas non plus porter préjudice aux activités du groupe d’origine luxembourgeoise, mais dont le siège opérationnel est basé aujourd’hui à Lausanne. «Effectivement, il y a eu probablement moins de projets informatiques sur le marché suisse en 2009. Mais par contre, les marchés domestiques sont restés un peu plus actifs. La diversification géographique de notre groupe a permis de contrecarrer en partie ces mouvements défavorables.»

(...)

 

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Kristine Solf
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